et les «premières»
Certains principes régissent l'ajout de premières
de presse dans l'agenda culturel Créneaux de l'Événementiel.
1. Une première est une première. Un spectacle d'un soir d'un artiste n'est pas une première, à moins que ce ne soit la première d'une série de spectacles (tournée).
2. Le premier spectacle d'une tournée présentée au Québec sera inscrit comme «première québécoise». Nous ne qualifierons pas de première chaque spectacle régulier d'une tournée dans différentes villes. De même, le concept surfait de "rentrée montréalaise" est une façon de dire que l'artiste ne faisait rien précédemment... car il était en région. Cela s'appelle montréalisation, phénomène que combat l'Événementiel. Pour un média national qui serait capté partout au Québec, attendre que le spectacle d'un artiste connu soit présenté à Montréal pour en parler serait une erreur journalistique.
3. Il est compréhensible qu'un artiste veuille roder un spectacle avant de le lancer officiellement. Toutefois, les prestations en salles peuvent parfaitement faire l'objet d'une couverture médiatique, surtout si celles-ci présentent une nouveauté (nouveau spectacle, nouvel artiste), où que l'on soit au Québec. La presse régionale le fait déjà, d'ailleurs, sans que ne ronchonnent les relationnistes locaux. Pourquoi un média national installé à Montréal serait-il grondé de l'avoir fait? C'est aux journalistes de déterminer à quel moment ils parleront du nouveau spectacle d'un artiste présenté au Québec. L'intérêt de l'auditoire prime. Le respect de la notion de rodage et de prestations préparatoires dont peuvent avoir besoin les artistes va de soi.
4. Si un artiste se produit plus de trois soirs consécutifs, dans n'importe quelle ville, nous pourrons considérer que le premier soir est une première de presse. Il s'agit d'un événement d'une certaine importance et un compte rendu journalistique peut être diffusé avant que l'artiste ne soit plus à l'affiche.
5. Dans les cas de prestations limitées (un ou deux spectacles), c'est généralement autre chose que la première de presse qui sert d'outil de communication. Nous répertorions ce genre d'activités: une tournée de presse la semaine précédente; une captation d'images lors de la répétition de la veille, etc. Plusieurs relationnistes, dans le passé, nous ont fait inscrire des “premières” à Montréal alors que, dans les faits, l'invitation aux médias avait lieu deux jours plus tôt en banlieue ou qu'une tournée de presse faite un mois d'avance était véritablement l'outil de communication privilégié en pareil cas.
Il faut désigner les activités avec justesse dans l'Événementiel, en raison du nombre d'événements listés, mais aussi pour la cohérence de l'ensemble. Un événement de presse est un événement de presse, une «convocation» formelle. L'Événementiel n'est pas là pour juger s'il est légitime ou non de convoquer les médias mais nous ne qualifions pas d'«événements de presse» ce qui n'en est pas.
